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samedi 5 décembre 2015

Histoire du Calendrier



Le Jeudi 10 décembre, le chercheur Abdelmalek Terkemani, animera une conférence sur l'histoire du Calendrier au Centre Culturel Atlas Golf Marrakech.

Après le succès de la précédente conférence sur l'Astrolabiste Abû Bakr Ibn Yûsuf de l'année dernière. Le chercheur Abdelmalek Terkemani revient une deuxième fois au Centre Culturel Atlas Golf Marrakech et nous parlera sur l'histoire du calendrier, un système de repérage des dates en fonction du temps, qu'on utilise tous les jours, mais dont on connait mal les origines.

À travers les siècles, le calendrier a subi plusieurs changements pour qu'il soit adopté au final par tous les pays du monde, malgré les différences culturelles et religieuses.

Qui sont donc ces savants qui ont su apporter les changements et mieux représenter le mouvement de révolution de la Terre autour du Soleil.

Pour connaitre les réponses autour du calendrier, rendez-vous au centre Culturel AGM le jeudi 19 Décembre à 19h. 


Entrée gratuite

Titre            : Histoire du Calendrier. 
Conférencier : Abdelmalek Terkemani, chercheur et expert international (ONU).
Lieu             : Centre Culturel Atlas Golf Marrakech.
Heure          : 19h.


Astronomie Marrakech

jeudi 6 août 2015

Sortie Culturelle à Rabat : à la découverte des Astrolabes



Le chercheur Abdelmalek Terkemani à coté de la vitrine
des Astrolabes. Photo : Abdelhafid Bani.
Le Dimanche 26 juillet, a eu lieu une sortie culturelle pour visiter le nouveau Musée Mohamed 6 à Rabat et rencontrer le chercheur Abdelmalek Terkemani, pour nous guider et nous parler de l’exposition Maroc Médiéval et surtout de l’Astronome Abû Bakr Ibn Yûsuf qui a fabriqué des Astrolabes à Marrakech, voilà plus de 8 siècles.

Astrolabe d'Abû Bakr Ibn Yûsuf au Musée Mohamed 6. Photo : Ali Astro
Le Chercheur Abdelmalek Terkemani a publié plusieurs articles sur le savant Abû Bakr Ibn Yûsuf dans les journaux et sur le web. Il a également fait une conférence sur les Astrolabes au Centre culturel AGM et nous a parlé de l’exposition Maroc Médiéval qui se tenait au musée du Louvre. Quelques mois après, la même exposition s’est installée au Maroc dans le grand Musée Mohamed VI de Rabat. Hélas, cette exposition a négligé totalement le volet scientifique du Maroc médiéval, correspondant à notre Age d’or et caché le nom des seuls scientifiques présents devant leur astrolabe !!

Suite à plusieurs échanges d’emails et d’appels téléphoniques, le chercheur Abdelmalek Terkemani et Ali Astro (Astronome à l’Observatoire du Centre Culturel AGM), ont décidé de mettre en place une activité culturelle afin de découvrir cette magnifique exposition du musée Mohamed 6. Et pour enrichir encore plus cette journée, une visite au Zoo pour voir les animaux d’Afrique faisait partie du programme.

Résumé de la journée de Rabat :

Dimanche 26 juillet : Un groupe de 16 personnes ont pris le départ très tôt de Marrakech. Le groupe arrive à rabat, après 4 heures de route, et 2 pauses sur le trajet. Le chercheur Abdelmalek Terkemani et d’autres participants venus de Casa, de Rabat et de Kenitra nous attendaient devant le musée.

La visite dans le musée a été animée et guidée par le chercheur Abdelmalek Terkemani qui a été généreux en explications et réponses aux multiples questions des participants. Pour en savoir plus sur cette visite, cliquez sur ce lien : 
Rencontre avec Abdelmalek Terkmani au musée de Rabat.

Signalons la participation de Monsieur Abdelhafid Bani, président de l’Association 2AR (Association Astronomie de Rabat) ainsi que le président fondateur de l’association Astro West de Kenitra, Monsieur Hajib Jerbi, qui ont chaleureusement animé et contribué à la réussite de cette visite avec leurs explications et leur soutien pour cette cause.  


 



Après la visite du musée, le groupe est parti se restaurer au centre-ville. Les participants ont saisi cet instant pour entamer des débats avec le chercheur et parler de l’exposition Maroc Médiéval et essayer de comprendre le mystère qui entoure cet Astrolabiste, si célèbre à l'étranger mais hélas … méconnu dans son pays natal !!

Apres le déjeuner, on est tous parti au jardin Zoologique de Rabat, pour voir les animaux d'Afrique. Une fois à l’intérieur, beaucoup d’espace où se reposer et se détendre, des snacks à des tarifs très abordables, plusieurs cartes du zoo sont disponibles pour ne pas se perdre etc. 

100 espèces d’Afriques sont représentées dans ce vaste espace qui se divise en 5 écosystèmes (les montagnes de l’atlas, le désert, la savane, les forêts tropicales et les zones humides), qui reproduisent l’habitat naturel des 1000 animaux se trouvant dans le zoo. Et des tableaux comportant des informations sur chaque animal.
Cette sortie au zoo a eu un franc succès auprès des participants, surtout au niveau des plus jeunes, pour qui c’était la première occasion de voir des animaux sauvage d’aussi près.

La journée se termine avec un grand sourire enfantin sur le visage, sachant que la journée a été longue et riche en activité nouvelle sous le signe de l’art et les animaux.



    


Et en attendant une prochaine rencontre culturelle ou évasion astronomique,

Je remercie chaleureusement Abdelmalek Terkemani, pour sa disponibilité et sa volonté de faire connaitre Abû Bakr Ibn Yûsuf aux yeux du monde marocain.

Je remercie aussi la participation du président de l'association 2AR, Monsieur Abdelhafid Bani, pour sa présence et son intérêt à vouloir encore plus creuser sur le sujet d'Abu Bakr Ibn Yusuf.

Je remercie monsieur Hajib Jerbi, président fondateur de l'association Astro West de Kenitra pour les informations et remarques qu'il a partagé avec le groupe.

Sans oublier, les participants de Casa qui répondent toujours présent à chaque manifestation qu'on organise et surtout à Youness pour ces belles photos. Et bien sur le groupe de Marrakech, pour leur endurance, leur motivation et l'intérêt qu'ils ont apportés à cette sortie.


Cliquer sur le titre pour voir les photos de la sortie.





 












Ali Astro/Astronomie Astronomie

Rencontre avec Abdelmalek Terkmani au musée de Rabat



Rencontre avec le chercheur Abdelmalek Terkmani 
au Musée Mohamed VI à l'exposition 
Maroc Médieval : Un empire de l'Afrique à l'Espagne 
Le 26 Juillet 2015


Le groupe de Marrakech est arrivé à Rabat à11h30. Ont rejoint ce groupe, deux personnes de Rabat, 4 de Casablanca et 1 de Kénitra.
Le Musée Mohammed VI, inauguré le 8 octobre 2014 par SM le Roi, est dédié essentiellement à l’art  moderne et contemporain, qui occupe le premier étage, pour le moment. Depuis 2012 au moins, il était prévu que l’Exposition « Le Maroc médiéval », après avoir séjourné  au musée du Louvre à Paris, viendrait au Maroc, pour  faire connaître et amplifier l’annonce des activités de ce musée auprès du public marocain et du monde des arts.

Le Maroc médiéval

La visite de l’exposition itinérante « Le Maroc médiéval » (4 mars-1 septembre 2015) a été organisée le dimanche 26 juillet 2014,  pour profiter d’une occasion unique et exceptionnelle d’admirer des pièces liées à l’Histoire du Maroc. Ces pièces  proviennent des quatre coins du monde et il serait très difficile et très coûteux de les réunir de nouveau dans la même exposition, avant quelques dizaines d’années.
Il y a environ 220 objets exposés à Rabat alors que Le Louvre à Paris en présentait 300. La période couverte par cette exposition est d’environ 600 ans et concerne les dynasties des Idrissides (789-985), des Almoravides (1049-1147), des Almohades (vers1116-1269) et des Mérinides (1269-1465).

Certaines pièces ont donné lieu à une présentation détaillée et un échange d’idées très fructueux.
·        

Lustre-cloche de la mosquée al-Qarawiyyine  733-737 H / 1333-1337

Lustre-cloche dans la mosquée al-Qarawiyyine.
Alliage de cuivre. Poids : 10 quintaux
Les troupes du roi mérinide Abu Al Hassan ont rapporté à Fès ce butin de Jabal al-Fath (Gibraltar). 

Cette cloche a ensuite été transformée en lustre, par un excellent travail d’orfèvre. Il a été nécessaire de construire une coupole spéciale dans la mosquée al-Qarawiyyine, compte tenu du poids de la cloche. Malgré tout, on dit que cette cloche qui sonnait les heures de prière chez les Chrétiens, éclaire maintenant les travées d’une mosquée de l’Islam, et que c’est un bon signe de rapprochement.

                       
Livre d’Ibn Battouta, « Voyages »

Quelques vers extraits du livre original «  Voyages »(Rihla) d’Ibn Battouta décorent bien le hall central du musée. Si Hajib Jerbi de notre groupe de Kénitra, a très bien expliqué la forme grammaticale de ces vers. On voit bien que c’est un voyageur et un géographe qui s’exprime ; il parle des mouvements apparents du soleil et de la lune,  les deux astres  qui indiquaient le lieu et l’orientation aux  caravanes qu’il suivait. Aujourd’hui, on dirait que le Maroc est le plus beau pays du monde, mais pas pour les mêmes raisons….

                                          


L’Occident (le Maghreb) est la plus  belle des terres

Et j’en ai la preuve :

La pleine lune s’y observe,

Et vers lui le soleil se rend

Ibn Battouta,




 Astrolabe d’Abû Bakr Ibn Yûsuf

Astrolabe d’Abû Bakr Ibn Yûsuf,
exposé au Louvre, en octobre 2014.

En laiton (alliage de cuivre et de zinc).
Diamètre : 15,2 cm
Cet astrolabe est exposé habituellement au Musée Paul-Dupuy à Toulouse. 
Il a été fabriqué à Marrakech en 613H/ 1216-1217. 

Il est conçu pour fonctionner sous la latitude des villes de : Saragosse (41°30’), Tolède (40°), Cordoue (38°30’), Séville(37°30’), Almeria(36°30’), Sebta(35°30’), Fès ( 33°40’), Marrakech(31°), Al Qods(32°), Misr(29°55’), Médine (25°) et la Mecque(21°40’).



Tout le groupe a suivi un bref exposé à côté de la vitrine « scientifique », et de nombreuses questions ont été posées,  ce qui montre l’intérêt porté à cet astrolabe et à son fabricant. Voici résumées ces questions/ réponses :

Comment cet astrolabe est-il parvenu à Toulouse ?
Probablement parce qu’il était prévu pour fonctionner à Saragosse assez proche,  en Espagne. Il a dû constituer un butin des armées françaises voisines.  

Planisphérique ? 
On savait que la terre est ronde et qu’elle est enveloppée par la sphère céleste sur laquelle sont incrustées les étoiles. On a trouvé plus pratique de travailler sur un plan que sur une sphère. Donc on a projeté sur un plan ce qui a sur la sphère. D’où planisphérique. Par exemple l’araignée est une représentation plane de la voûte céleste.

Nombre de tympans ?
un tympan comporte des éléments liés à la latitude d’un lieu. On ne voit pas une étoile, mettons polaire, sous le même angle quand on est à Stockholm ou à Marrakech. Les tympans d’Abû Bakr sont utilisables sur  les deux faces, ce qui explique qu’il y a deux fois plus de villes que de tympans.

Pourquoi un heurtoir et un astrolabe dans la même vitrine ? 
Les heurtoirs des portes de mosquées, par exemple, sont gravés par des prières (Bismillah). Il y a donc un travail de gravure et aussi de calcul géométrique, de telle manière que heurtoir et astrolabe sont fabriqués dans les mêmes ateliers. 

                                                        
Heurtoirs de portes de mosquée. 

Pourquoi le nom des savants fabricants de ces astrolabes ne figure-t-il pas dans la vitrine ?
De nombreux articles ont été consacrés à cette question.  On peut dire qu’il ne s’agit pas d’un oubli, mais d’une volonté délibérée de cacher les noms de ces astronomes. Ces derniers sont Abû  Bakr Ibn Yûsuf (Marrakech)  pour l’astrolabe de droite et Abû al-Fattouh al Khamayri (Marrakech et Séville) pour l’astrolabe de gauche. On ne comprend pas que ces noms soient donnés quand ces astrolabes sont exposés dans le monde entier et disparaissent quand ils sont exposés au Maroc, pays de ces astronomes !
                   
Pourquoi cet astrolabe serait-il l’un des plus admirés au monde ?
Parce que sa photo fait la couverture de nombreux ouvrages sur l’astronomie comme ‘’Les instruments de l’astronomie ancienne’’ et ‘’L’Astrolabe, histoire, théorie et pratique’’. Dans ce dernier ouvrage, l’auteur Raymond d ’Hollander prend cet astrolabe comme modèle et l’étudie  pièce par pièce, car dit-il, il est particulièrement complet et précis. De plus, il est exposé dans les grands musées du monde.
La visite s’est poursuivie dans le premier étage pour le volet art moderne et contemporain.
On note quand même que les concepteurs de ce musée ont bien donné le nom de certains peintres marocains contemporains à des salles d’exposition : Salle Gharbaoui, salle Charkaoui,  ce dont il faut se féliciter, mais on est forcé de penser que nos astronomes du 13ème siècle, illustres pourtant depuis des siècles à l’étranger, n’ont pas de chance dans le Maroc actuel. 


Note : Pour plus d’informations sur le Maroc médiéval, Abû Bakr Ibn Yûsuf et son astrolabe, voir 



Abdelmalek Terkmani, chercheur international



jeudi 9 avril 2015

Le patrimoine scientifique marocain, effacé au musée de Rabat !


Abelmalek Terkemani, presentant le fameux astrolabe
d'Abù Bakr Ibn Yùsuf lors de son passage
au Centre Culturel AGM.
Il y a quelques mois, le Musée du Louvre a organisé une exposition itinérante sur le Maroc médiéval, l’occasion de découvrir la riche histoire de notre pays du XIème au XVème siècle, considérée comme une époque charnière essentielle dans notre civilisation. 
Cette même exposition vient d’ouvrir au Musée Mohammed VI de Rabat jusqu’au 3 Juin 2015. Les objets présentés font partie des belles réalisations de cette époque, dans les domaines de l’architecture, du textile, de la céramique ou de la calligraphie. 
Mais où se trouve donc  notre riche patrimoine scientifique de cette époque, dans cette exposition ? Qu’a-t-on fait de nos savants qui étaient alors la référence, dans de nombreuses disciplines scientifiques, notamment dans l’astronomie ? Pourquoi voudrait-on présenter le Maroc, en permanence et quelle que soit l’occasion, comme un pays qui n’a jamais rien à offrir, dans les domaines scientifiques ? 

Le chercheur Abdelmalek Terkemani, qui a récemment fait un exposé à Marrakech au Centre Culturel AGM (voir en bas de la page) sur l’un des astrolabes, fabriqués à Marrakech et les plus admirés dans le monde, vient d’écrire un article suite à sa visite, pleine de désillusions, au Musée de Rabat !!

Récit du chercheur :  



 « Le Maroc médiéval : un empire de l’Afrique à l’Espagne »
Mais que sont devenus nos savants marocains de cette époque ?




  « Le Maroc médiéval » a d’abord séjourné au musée du Louvre à Paris du 17 octobre 2014 au 19 janvier 2015 avant de s’installer au Musée Mohammed VI à Rabat du 5 mars au 3 juin 2015. Ce passage dans deux musées différents est tout à fait révélateur du savoir-faire de deux organisations qui n’obéissent pas toujours aux mêmes critères.


Naturellement, il faut être indulgent et tenir compte de l’existence durant plus de deux siècles d’un musée avec seulement quelques mois pour l’autre. 

L’association de ces deux musées pour organiser la même exposition devait, à l’origine, faciliter le transfert des expériences d’un musée à l’autre. Mais Il n’était pas élégant  que le responsable des musées au Maroc se lançât dans des comparaisons « incongrues », après une semaine de l’exposition de Rabat, en déclarant dans une interview à un journal marocain que les visiteurs apprécient mieux cette exposition dans le musée de Rabat que dans le Louvre !!!
 Mais pourquoi donc souriez-vous?  Voilà pourquoi, certaines fois, il vaut mieux se taire. Ce responsable aurait mieux fait de nous expliquer pourquoi l’exposition de Paris présentait 300 objets au public parisien alors que celle de Rabat ne montre que 220 objets au public marocain qui est plus concerné.

Pour l’exposition à Paris, programmée de longue date, le musée du Louvre a commencé à annoncer cet évènement deux mois avant son ouverture et son site donnait toutes les informations utiles avec le programme détaillé de chaque jour, des conférences et des ateliers sur les sujets les plus divers touchant à la période médiévale concernée. La mise en vente, par internet, du catalogue édité par le Louvre, a commencé bien avant le début de l’exposition. Rien de cela pour le musée de Rabat ; le public marocain apprend l’existence de cette exposition le jour de son inauguration ! Le site officiel du musée de Rabat se contente de quelques citations d’ordre général et ne disait rien sur l’exposition qui devait s’ouvrir le lendemain. Le moindre évènement, artistique ou sportif, qui se déroulerait dans un quartier d’une petite ville marocaine aurait été annoncé longtemps à l’avance. Et d’abord, par respect pour le public.

Après l’inauguration, le site officiel du musée de Rabat ne donne même pas les horaires d’ouverture ou le prix des billets (40 DH). Bien excessif pour un évènement censé présenter la très riche Histoire médiévale du Maroc à un large public marocain. La gratuité, au moins durant l’exposition, aurait été une bonne option.  A Londres où le public a pourtant plus de moyens, l’entrée dans les musées, dont le prestigieux British Museum, est gratuite. 
Finalement, c’est bien le journal l’Opinion qui a été le premier et le seul à avoir annoncé ces expositions au mois de septembre 2014, dans des articles sur Abû Bakr Ibn Yûsuf, savant astronome marocain, appartenant, précisément, à cette période médiévale. 

Le patrimoine scientifique marocain occulté

Astrolabe d'Abù Bakr Ibn Yùsuf, Exposé au "Maroc Médièval"
sans le nom du savant Marocain.
Malheureusement, il n’y a pas que ces quelques bévues dues à un manque flagrant de professionnalisme. Il y a surtout un pan entier du patrimoine scientifique du Maroc médiéval qui est passé sous silence. 
Le titre même de l’exposition « Le Maroc médiéval : un empire de l’Afrique à l’Espagne » suggère et confirme qu’à cette époque, l’Espagne musulmane, Al-Andalous était une partie intégrante du Maroc et les Hommes de science de cet espace étaient naturellement marocains. 

Ces générations de savants, géographes, mathématiciens, physiciens, astronomes, médecins, architectes, agronomes et chimistes se déplaçaient entre Marrakech et Fès d’une part, Grenade et Cordoue d’autre part, en portant les mêmes valeurs scientifiques. Actuellement, les instances scientifiques internationales considèrent que ces savants ont été pour beaucoup des précurseurs dans leur domaine scientifique respectif et, par leurs travaux, ont consolidé  le socle de base pour  les sciences modernes. A titre d’exemple et en hommage aux savants astronomes musulmans de cette époque, leur nom a été donné à des cratères de la Lune !

Les travaux de ces savants ont été et sont toujours l’objet de recherches approfondies dans des universités européennes et américaines. Nous avons bien au Maroc des hôpitaux  Ibn Rochd (Averroès), des cliniques Ibn Zohr, des lycées /collèges  Al Banna, des Universités Ibn Tofaïl ou Cadi Ayyad, des quartiers et des rues Ibn Battouta ou Al-Idrissi.  Alors à quoi peut bien servir l’exposition « Le Maroc médiéval » si elle ne parle pas aussi de l’apport de ces savants marocains de l’époque médiévale ?

Le public marocain qui fréquente à longueur d’année ces hôpitaux, ces universités, ces lycées, ces cliniques, ces boulevards et ces rues qui portent le nom de ces savants, apprend brutalement, que « le Maroc médiéval » les ignore totalement ! Il ne s’y retrouve plus et il répond à sa manière…. C’est l’une des causes de la désertification des musées au Maroc.
L’exposition de Rabat, à la différence du Louvre, aurait dû ajouter une note scientifique pour rehausser le prestige de nos savants marocains de cette époque. C’est l’occasion rêvée pour les présenter au public marocain. C’est aussi une exigence de la vérité historique.  A l’extrême limite,  une présentation de la liste suivante de ces savants et de  leurs travaux principaux, aurait déjà comblé une partie du néant.

Abû al-Qassim Zahraoui (940-1011): Chirurgien. ‘’La méthode en médecine’’

Al-Bakri (1014-1094) : Géographe, historien. ‘’Livre des routes et des royaumes’’

Al-Bitruji ( ? – 1204) : Astronome, philosophe. ‘’Théorie des orbites planétaires’’

Ibn al-Awwam (12ème siècle) : Agronome. ‘’ Livre de l’agronomie’’

Ibn al Banna  (1185 - ?) : Mathématicien, linguiste. ‘’Sommaires des opérations arithmétiques’’

Al-Idrissi (1100-1165) : Géographe, botaniste. ‘’ Livre de Roger’’

Al-Zarqali (1029 – 1087) : Physicien, astronome. ‘’Tables Tolédanes’’

Ibn Aflah (721 – 815) : Astronome, mathématicien. Appareil de mesure ‘’ Torquetum’’

Ibn al-Baytar (1197-1248) : Botaniste, pharmacologue. ‘’Recueil des remèdes  et aliments simples’’

Ibn Bajja (1085 – 1138) : Philosophe, astronome. ‘’Traités des mélodies’’

Ibn Battouta (1304-1369) : Géographe. ‘’Voyages. De la Mecque aux steppes russes’’

Ibn al-Fattouh al-Khamayri (13ème siècle) : Astronome. Œuvres exposées en Europe et aux Etats- Unis 

Abû Bakr Ibn Yûsuf (12ème-13ème siècle) : Astronome et astrolabiste leader du style ’’maghribi’’

Ibn Firnas (810-887) : Chimiste, précurseur de l’aéronautique. ‘’Conception d’un planétarium’’

Ibn Hazm (974-1064) : Historien, philosophe. ‘’Classement des sciences’’ 

Ibn Rochd (Averroès. 1126-1198) : Médecin, philosophe. ’’Commentaires sur Aristote’’

Ibn Tofaïl (1100-1185) : Médecin,  philosophe. ’’Examens et Recherches ‘’

Ibn Zohr (1092-1162) : Médecin. ‘’ Livre de la simplification concernant la thérapeutique et la diététique’’

Il n’est donné dans cette liste que les savants de l’espace du Maroc médiéval. Ajoutés à ceux des autres espaces géographiques, Moyen-Orient et Asie, ils ont été les artisans de l’Age d’or de la civilisation musulmane et arabe. Et c’est ce trésor civilisationnel, ce bouillon de culture unique dans notre histoire qui ne trouve pas sa place dans l’Exposition ‘’Le Maroc médiéval : Un empire de l’Afrique à l’Espagne’’.

Timbre espagnol. Zarqali et son astrolabe.
Pendant que les responsables de notre patrimoine scientifique traitent cette histoire des sciences marocaines avec une belle indifférence, l’Espagne, elle, est fière des savants d’al-Andalous, c’est à dire l’Espagne musulmane qui faisait partie du Maroc médiéval. L’Espagne déploie des efforts continus pour faire connaitre les savants arabes de cette époque médiévale et pour la vulgarisation des travaux scientifiques qu’ils ont réalisés. On le voit régulièrement dans la sortie de timbres à l’effigie de ces savants, à l’occasion de certaines commémorations ou de certains congrès.

Un autre exemple de l’intérêt accordé par ce pays à cette époque médiévale est donné par la réalisation à Grenade d’un ‘’Parqué de las Ciencias’’, parc des sciences. Cet ensemble abrite, entre autres, un espace ‘’El pabellon d’Al-Andalous ‘’, le pavillon d’Al-Andalous. Ce lieu est entièrement dédié à l’histoire des arts et des sciences arabes de l’époque médiévale qui nous concerne. De nombreux livres scientifiques, de la liste ci-dessus, y sont exposés. Des ateliers bien équipés sont là pour expliquer le fonctionnement des astrolabes, pour repérer certaines constellations du ciel découvertes et nommés par les Arabes. 
De même, des modèles réduits ont été construits pour expliquer les mécanismes de l’irrigation introduits par les Arabes en Espagne (encore en fonction de nos jours près de Valence), ainsi que le fonctionnement, très sophistiqué à l’époque, des fontaines du Palais de l’Alhambra,     قصر الحمراء  de Grenade.

Anonymes !

Toutes ces installations  et ces expériences sont d’un coût dérisoire à l’échelle d’un pays si l’on veut faire connaitre son patrimoine scientifique et la seule question qui vaille pour nous au Maroc est la suivante : Y-a-t-il vraiment la volonté de promouvoir l’histoire des sciences marocaines ? 

On est en droit d’en douter, quand on se trouve devant la vitrine « scientifique » de l’exposition de Rabat, qui contient trois astrolabes. Il y a un astrolabe quadrant unique en son genre, couvert de peau de gazelle, dit-on, qui vient du musée de Batha de Fès et dont on ignore le nom du fabricant. Mais les deux autres astrolabes planisphériques sont fabriqués par des astronomes/astrolabistes célèbres dans le monde de l’astronomie arabe : le premier (démonté) est fabriqué par Abû Bakr Ibn Yûsuf, un astronome de Marrakech, leader dans le style ’’maghribi’’ et le deuxième est fabriqué par Abû al-Fattouh Al-Khamayri (Marrakech et Séville). Ces deux astrolabes ont été fabriqués le premier en 613 H / 1216-1217 et le deuxième en 614H / 1217-1218. Le problème est que le nom de ces savants est VOLONTAIREMENT omis sur les écriteaux de présentation dans la vitrine. Le plus curieux est que ces noms figuraient bien au musée du Louvre et également au musée Paul-Dupuy de Toulouse, lieu d’exposition habituel de l’astrolabe d’Abû Bakr. Ces deux savants sont également cités avec leur astrolabe dans le Catalogue édité par le Louvre.  De plus, le nom de ces savants est  gravé, en langue arabe, au dos de leur astrolabe…

Mais rien n’y fait ! Le nom de ces savants marocains n’existera dans cette exposition !  Comme celui des autres savants, cités plus avant.  

Astrolabe d’Abû Bakr Ibn Yûsuf du musée archéologique de Rabat

A moins de cent mètres de l’exposition ‘’Le Maroc médiéval’’, il y a un autre musée dont, malheureusement, personne ne parle jamais. Ce musée archéologique,  qui présente de très belles pièces de l’art préislamique, a la particularité d’abriter un astrolabe d’Abû Bakr Ibn Yûsuf. Comme dans l’exposition voisine, cette pièce d’une valeur inestimable est exposée comme un vulgaire objet de l’artisanat, sans indication du nom de son fabricant, l’astronome marocain Abû Bakr Ibn Yûsuf, ni de sa date de fabrication. Quelle belle constance dans l’ignorance de nos savants !!


Explication du montage d'un Astrolabe 
par Abdelmalek Terkemani.
Toutes les tentatives pour convaincre les responsables de la culture et des musées au Maroc de l’authenticité de cet astrolabe sont restées vaines. Et elles ont été nombreuses et renouvelées.  Voilà un astrolabe qui a été reconnu par les experts les plus éminents du monde de l’astronomie arabe : David A KING et Raymond D’HOLLANDER (1918-2013). Ce dernier, ancien directeur de l’Ecole des Sciences géographiques de Paris, a écrit le livre le plus abouti sur l’astrolabe, sa théorie et sa pratique. Et dans ce livre, c’est l’astrolabe d’Abû Bakr Ibn Yûsuf qui est traité comme modèle, car il est ‘’complet et précis’’.
De plus, l’astrolabe du musée archéologique a été répertorié sous le numéro d’inventaire, ≠2709, dans le ‘’Catalogue des Instruments médiévaux de Frankfort’’, comme œuvre de Abû Bakr Ibn Yûsuf. Une indication précise seulement qu’une modification a été apportée à l’araignée de cet astrolabe par Abû Al Qassim Ibn Ridwan en 776 H / 1374/1375,  sans altérer son authenticité.  

Faut-il absolument aller à l’étranger pour découvrir que nos savants marocains ont bien existé et sont bien considérés dans le monde des sciences?
On est là face à un problème curieux et rarissime dans l’histoire des sciences, jamais vu dans aucun pays : Les historiens et les experts les plus éminents de l’astronomie arabe affirment dans leurs ouvrages et leurs études que l’astrolabe du musée archéologique de Rabat (initialement au musée des Oudayas) est bien l’œuvre d’Abû Bakr Ibn Yûsuf, astronome marocain ; en réponse, le responsable des musées au Maroc occulte carrément le nom de ce savant dans deux musées et tant pis si le Maroc n’a pas de savant astronome dans son Histoire. Un jour, peut-être, cette personne pourra expliquer au public marocain, comment un astrolabe de grande valeur historique et scientifique porte le nom de son fabricant,  un savant marocain, quand il est exposé en Europe, et se retrouve sans le nom de ce fabricant quand il est exposé au Maroc !

Normalement, quand il y a un litige dans l’attribution d’une œuvre, c’est le pays qui porte aux nues son savant contre vents et marées. Dans le cas présent, il n’y a même pas de litige, les spécialistes mondiaux sont pour Abû Bakr Ibn Yûsuf, alors que ce savant est ignoré par les siens. Et il n’y a pas d’explication. C’est DEGRADANT et c’est INACCEPTABLE ! 

Merci INTERNET !

Abû Bakr Ibn Yûsuf, astronome marocain de Marrakech a fabriqué au début du 13ème siècle des astrolabes présentés dans des musées à Rabat, Strasbourg, Toulouse, Madrid et  Londres.
Abû al-Fattouh al-Khamayri, astronome andalou-marocain a construit à la même époque des astrolabes exposés à Fès, Rome, Istanbul, Berlin, Oxford, Chicago et Le Caire.
Ces deux savants, ainsi que tous les autres Hommes de science marocains de l’époque médiévale,  sont ignorés dans le « Maroc médiéval ». Il n’y a donc rien à attendre de ces expositions itinérantes, quant à la promotion de notre patrimoine scientifique. 

En attendant, internet constitue une mine inépuisable d’informations sur tous ces savants du ‘’Maroc médiéval’’, cités plus haut, sur leurs œuvres et l’influence qu’ils ont eue, à leur époque, en Occident. Par exemple, il suffit d’afficher abu bakr ibn yusuf sur un moteur de recherche pour avoir accès à tout ce que l’on connait à ce jour sur ce savant de Marrakech. On verra d’ailleurs la photo de l’astrolabe actuellement exposé au ‘’Maroc médiéval’’, de manière anonyme, et qui fait la couverture d’ouvrages étrangers sur l’astronomie arabe. On pourra découvrir, par exemple, comment les archives de l’Université de Strasbourg traitent, avec le plus grand respect, notre savant astronome Abû Bakr Ibn Yûsuf. Le musée de l’Observatoire de Strasbourg abrite, en effet, un astrolabe fabriqué par ce savant. On pourra également lire le livre ‘’Description d’un astrolabe construit à Maroc par Abû Bakr fils de Yûsuf’’ de Pierre-Frédéric Sarrus (1852). Ce dernier, professeur de mathématiques et ancien doyen de la Faculté des sciences de Strasbourg, avait consacré 20 ans de sa vie à l’étude de cet astrolabe !!

Malheureusement, ce ne sont pas ces expositions qui nous feront revivre notre belle histoire scientifique passée, celle qui nous portait bien haut dans le concert des nations. Ce ne sont pas elles qui vont donner l’envie et l’inspiration à nos étudiants et à nos chercheurs pour explorer encore notre Age d’or des sciences marocaines. Le responsable de ces musées au Maroc, après les graves problèmes rencontrés avec les artistes et les peintres marocains contemporains, occulte carrément, dans ces musées les savants du ‘’Maroc médiéval’’, qui ont été les phares de la civilisation marocaine à l’époque médiévale. 

Les Marocains sont résolument fiers qu’un nouveau musée vienne enrichir et promouvoir l’Art, la Culture et l’Histoire du Maroc. Il est dommage qu’il y ait  cette constance dans l’oubli et l’ignorance des Hommes de science marocains. De ce fait, nos étudiants, nos passionnés de l’Histoire des sciences marocaines, nos chercheurs et le grand public, pour approfondir leur recherche sur nos savants marocains, sont tributaires de l’étranger où ils découvrent avec quels soins, quelle considération et quel respect nos savants de l’époque médiévale, sont  traités et appréciés.

Autres articles sur le fameux Astrolabe d'Abu Bakr Ibn Yusuf : 
  - Astronome Marocain Oublié 
  - Résurection du savant Abu Bakr Ibn Yusuf
  - Histoire du savant Abu Bakr Ibn Yusuf à Marrakech


Abdelmalek TERKEMANI
Chercheur et expert international

mardi 9 décembre 2014

Histoire du savant Abu Bakr Ibn Yusuf à Marrakech.


Le Jeudi 11 décembre au Centre Culturel Atlas Golf Marrakech, le conférencier Abdelmalek Terkmani, animera une conférence sur l'histoire d'un savant Marocain oublié, fabriquant d'Astrolabes (Astrolabiste) du nom : Abu Bakr Ibn Yusuf.





Conférencier : Abdelmalek Terkmani, chercheur et expert international (ONU).

Programme :
 - 19h00 : Conférence - ABÛ BAKR IBN YÛSUF, ASTRONOME DE MARRAKECH DU 13 ème SIECLE.
 - 20h30 : Observation du ciel avec le plus grand télescope du Maroc le T600.

Plus d'Infos : Résurrection du savant ABÛ BAKR IBN YÛSUF



Astronomie Marrakech

jeudi 27 novembre 2014

Résurrection du savant ABÛ BAKR IBN YÛSUF



Le Centre Culturel Atlas Golf Marrakech, organise le Jeudi 11 Décembre 2014, une conférence sur un Astronome marocain   oublié : Abû Bakr Ibn Yûsuf.
Constructeur d'astrolabes, il a vécu à l’époque de l’Age d’or d’Al-Andalous. Respecté et admiré pour ses travaux et ses chefs-d’œuvre exposés dans des musées prestigieux à l’étranger, il est inconnu et oublié dans son pays natal !!

Voici quelques mois, le journal « l'Opinion » a publié un dossier de 3 pages sur les astrolabes et sur les recherches qu'a effectuées l’expert marocain Abdelmalek Terkemani, sur l’existence d'un célèbre savant Marrakchi du 12eme-13ème siècle, malheureusement inconnu au Maroc, y compris dans sa ville de naissance. Abû Bakr Ibn Yûsuf, était un astronome et constructeur d'astrolabes destinés à servir  au Maroc et dans de nombreux pays étrangers. Cet instrument antique était utilisé par les savants musulmans pour localiser les astres afin de connaitre  l’heure des prières et la direction de la Qibla, entre autres. Par la suite, l’astrolabe a été utilisé pour des mesures de longueur dans des lieux inaccessibles.
Pour plus d'infos sur le récit de cette belle découverte, cliquer sur le titre ci-dessous :



Depuis, les choses ont avancé pour le chercheur Abdelmalek Terkemani ; plusieurs rencontres ont été effectuées avec des astronomes et chercheurs Marocains notamment lors de la 15 ème édition du Festival Astronomie de Marrakech. Et le rendez-vous est donc pris à Marrakech, Ville d'origine du savant pour tenir sa première conférence au Centre Culturel Atlas Golf Marrakech afin d'exposer et faire connaitre au grand public l’existence de l'Astronome de Marrakech, Abû Bakr Ibn Yûsuf dont les ouvrages et travaux sont admirés et respectés partout dans le monde ... sauf malheureusement dans son pays natal !!

La présentation aura pour but de faire connaitre l’astrolabe, ses origines et son fonctionnement. Ensuite, faire connaitre l'histoire de ce mystérieux savant Abû Bakr Ibn Yûsuf et présenter ses chefs-d’œuvre et instruments astronomiques qui sont exposés à travers le monde.


Ce magnifique astrolabe planisphérique est exposé au musée Paul-Dupuy de Toulouse.Il fut construit par Abû Bakr Ibn Yûsuf, l'an 613 de l'Hégire (1216-1217).Crédit : Photo par Nicolas Brodu, 2002-2006.


Heureusement, les choses évoluent favorablement  pour notre savant Abû Bakr Ibn Yûsuf : Son astrolabe, ci-dessus, est actuellement exposé au Louvre de Paris, le plus grand musée du monde, prêté par le musée Paul-Dupuy de Toulouse, dans le cadre de l’Exposition exceptionnelle ’’ Le Maroc médiéval, un empire de l’Afrique à l’Espagne’’, du 17 octobre 2014 au 19 janvier 2015.



Voici  agrandie l’inscription gravée en arabe coufique par ABÛ BAKR IBN YÛSUF sur le dos de ses astrolabes (Ici, celui du musée astronomique de Strasbourg) :
« Fait par Abû Bakr Ibn Yûsuf dans la ville de Marrakech que Dieu la rende prospère, année  605 ».
   



Conférencier : Abdelmalek Terkmani, chercheur et expert international (ONU).

Programme :
 - 19h00 : Conférence - ABÛ BAKR IBN YÛSUF, ASTRONOME DE MARRAKECH DU 13 ème SIECLE.
 - 20h30 : Observation du ciel avec le plus grand télescope du Maroc le T600.


NB: La soirée d'observation aura lieu après la conférence.
      Prévoir des vêtements chaud (blouson, bonnet, écharpe, gants).


Astronomie Marrakech

lundi 13 octobre 2014

L'astronome marocain oublié !!



Abdelmalek Terkemani, chercheur et expert international à l’UIT (Nations Unies) découvrait voilà 50 ans à Toulouse, l'existence d'un astronome Marocain ! Célèbre à l’étranger, inconnu dans son pays. L’enthousiasme de cette nouvelle le poussa à creuser encore plus sur l'historique de cet astronome oublié !!!!


Il y a 800 ans, au temps de la grande épopée de la civilisation arabe et de l’Age d’or d’Al-andalous, vivait Abû Bakr Ibn Yûsuf, astronome Marocain, originaire de la ville ocre : Marrakech. Spécialiste en instruments d’observation du ciel qu’utilisaient les grands savants de cette époque, il fabriqua des astrolabes dont beaucoup étaient destinés à servir dans des pays étrangers. Quelques siècles plus tard, ce trésor marocain est devenu source d’ouvrages des plus grands livres d’histoire de la civilisation arabe et sur les instruments astronomiques. Deux de ses astrolabes sont exposés et mis en valeur en France (au Musée Astronomique de Strasbourg et au Musée Paul-Dupuy de Toulouse).

Malheureusement la question qui se pose encore est : Comment se fait-il que ce grand savant Marrakchi, connu à l’étranger et respecté pour ce qu’il a apporté au domaine de la Science, soit inconnu dans notre pays, alors que l’un de ses astrolabes est exposé au Musée Archéologique de Rabat !!

       << … il est consternant de constater que, depuis 800 ans, aucun responsable du patrimoine scientifique marocain, ne s’est avisé de traiter dignement notre savant, de le connaitre et de le faire connaitre aux Marocains. Huit cents ans c’est long, et surtout depuis deux siècles, son nom circule dans les musées européens. >> Source : Lopinion.ma

Le mystère de cet astronome inconnu sur la scène nationale, anima l’envie d’un Marocain (Abdelmalek Terkemani) à se pencher sur le sujet et s’investir corps et âme dans la passionnante quête de ramener à la surface l’histoire d’Abû Bakr Ibn Yûsuf qui est resté dans l’oubli pendant des siècles !!

Voici le récit fabuleux de son aventure, publié il y a un mois dans le journal Marocain « l’Opinion ». De jour en jour, le nombre de visiteurs intéressés par l’article augmente !! (cliquer sur le titre en bas de la page)



Astronomie Marrakech