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mercredi 5 octobre 2016

InOMN, Observation de la Lune à Marrakech



A l’occasion du festival Astronomie de Marrakech, le Centre Culturel AGM organise une soirée Astronomique sous le thème de la Lune.



Dans le cadre du Festival Astro de Marrakech, InOMN (INternational Observing Moon Night) est un événement mondial consacré au public, qui encourage l’observation, l’appréciation et la compréhension de la Lune. Ainsi que les liens culturels et personnels que nous avons tous avec le voisin le plus proche de la Terre.

À cette occasion, le Centre Culturel Atlas Golf Marrakech, organisera une veillée astronomique sous le thème de la lune et offrira l’occasion aux participants d’admirer et comparer les reliefs qui compose la surface du satellite naturel de la Terre. 

Rendez vous le vendredi 7 Octobre à la terrasse astronomique du Centre Culturel AGM, pour observer avec le plus grand télescope du Maroc le T600.


Soirée InOMN au Centre Culturel AGM le 22 Septembre 2012.



Astronomie Marrakech

samedi 7 mai 2016

Transite de Mercure




Lundi 9 Mai, aura lieu le Transite de Mercure. Un phénomène céleste qui sera visible sur une large partie de la planète. Le monde entier est prêt pour ce rendez-vous, les Marocains aussi.



On dit toujours que les plus beau rendez-vous céleste se déroulent la nuit, mais peu de gens savent que le soleil peu parfois surprendre le spectateur. 
Effectivement, l’astre du jour offre des spectacles inattendu et surprenant tels que les éclipses solaire ou les transites de certaines planètes. 

Ce 9 Mai, les astronomes prévoient donc d’observer le passage de la planète Mercure devant le disque solaire et prendre des photos du transite. Comme c'est une petite planète, reconnaître l'astre ne sera pas si simple que ça, surtout si le Soleil est remplie de tache Solaire. 

Cet événement sera observable par une grande majorité de pays dont le Maroc. Et même si cette date tombe un Lundi, les astronomes seront sur place avec leurs instruments pour ne pas rater ce rare passage de Mercure sur le disque Solaire. 



Où observer et comment observer ? 
Il est bien évidemment conseiller de ne jamais observer le Soleil à l’œil nu. Tout comme lors des éclipses solaires, il faut impérativement un filtre solaire pour observer ce phénomène en toute sécurité. Pour cela, n’hésitez pas à prendre contact avec les astronomes des associations 3AM et 2AR qui vont organiser des observations avec leurs instruments équipés de Filtre Solaire.
A Rabat, l’évènement commencera à partir de 16h, à la place Mausole Mohamed V en compagnie des Astronomes de l'Association Astronomie de Rabat 
Quand à Marrakech, les membres de l’Association 3AM seront présent à la terrasse de l’Observatoire Astronomique du Centre Culturel Atlas Golf Marrakech, pour animer cette journée pas comme les autres avec les instruments habituels tels que le Coronado pour observer les protubérances. Et la Sidérostat, qui projettent un soleil de plus d’un mètre de diamètre sur l’écran de la salle de conférence. 

       

Météo calamiteuse est prévue !!
Pour ceux qui n’ont pas l’occasion d’observer ce transite. Ils pourront l’observer par Internet. Un astronome chevronné, essaiera de montrer ce transite en direct à partir de Khemisset.

Ce rendez vous est donc très attendu par les astronomes amateurs du pays. On souhaitera juste une chose, que le ciel soit clément et que les nuages ne gâcheront pas ce spectacle tant attendu par les passionnée du cosmos et de l’univers.


Horaire du transite en TU (Temps Universel) : 
Début  : 11h 12min TU (Heure Maroc : 12h12min)
Fin  : 18h 40min TU (Heure Maroc : 19h40min)

Pour en savoir plus sur ce phénomène :  Le Soleil a rendez-vous avec Mercure

Live Maroc : 
la diffusion de ce transite sera assuré par l'astronome Hicham Bouzakri, en direct de la ville de Khemisset à travers son télescope Newton de 250mm:  Mercury Transit from Morocco. 

Live Space : 
Satellite SDO de la NASA transmettra en direct le transite : Mercury Transit from Space 

Observation en direct du site Slooh : Live 
  

Astronomie Marrakech

mardi 10 novembre 2015

Marrakech, capitale d'astronomie par la lumière de son festival


Après les succès retentissant des 2 festivals d’Astronomie d’Ifrane et celui de Rabat. C’est au tour de la ville Ocre d’accueillir les amoureux des sciences de l’univers pour la 16ème édition du Festival d’Astronomie de Marrakech.


2015 est l’année de la Lumière, Désigné par l’Unesco. L’association 3AM prévoit donc un programme chargé, riche et varié pour les habitants de la ville ocre. Pour apprendre et découvrir les mystères de l’univers et l’origine de sa Lumière.


L'Astronomie se développe au Maroc.

Voila quelques années, les marocains voit éclore une nouvelle communauté qui ne cesse de grandir … l’astronomie amateur. 
Après l’année Mondiale de l’Astronomie en 2009, et malgré les difficultés, les astronomes ont continué à persévérer pour faire connaitre, découvrir et partager leur passion au grand public.

Depuis, l’astronomie ne cesse de se développer un peu partout dans le royaume, principalement dans les villes d'Ifrane, de Rabat et surtout de Marrakech. Grace aux efforts des astrophysiciens de l’université de Cady Ayyad mais aussi aux astronomes de l’association 3AM, des projets ambitieux ont vu le jour, comme le magnifique Centre Culturel AGM qui dispose du premier magasin d’astronomie du pays ainsi que du plus grand télescope de l’Afrique du nord.
A côté de Marrakech, un autre projet scientifique fait parler de lui au niveau international grâce à ses découvertes et ses recherches scientifique.
Disposant d’un ciel clair et loin de la pollution lumineuse, le site de l'Oukaimeden est parfait pour l'observation astronomique. Au fil des années, l’observatoire OUCA a réussi à évolué grâce à ces partenariats internationaux et se voit doté aujourd’hui de 4 grandes coupoles et 5 instruments scientifiques. 
Oui, le Maroc devient aux yeux des scientifiques, un candidat sérieux pour de futur projet encore plus ambitieux.

Et comme chaque année à la même époque, les habitants de Marrakech auront rendez-vous avec les astres et auront aussi l’occasion de rencontrer ses astronomes lors du festival d’astronomie de Marrakech.

Lumière sur le Festival.

Du 19 au 29 Novembre, Marrakech brillera par la Lumière de ses astronomes et de ses invites. Les conférences et les ateliers seront assurés par les célébrités de la scène nationale tels que :

Dr. Samir Kadiri, Astrophysicien et directeur de l’observatoire de Rabat,
Dr. Hasnaa Chennaoui Aoudjehane, Experte 
internationale des météorites, responsable de la Black Beauty, Météorite « Martienne » Tissint.
Dr. Kamal Taj-Edine, Directeur du Centre Ibn Battouta. 
Dr. Abdelkhalek ALANSARI, Laboratoire DLGR, Département de Géologie, FSSM.
Dr. Abdelmalek Thalal, Président de la Société marocaine de cristalographie.
Pr. Abdelaziz Razouki, Ecole Normale Supérieur et Membre de 3AM. 
Dr. Zouhair Benkhaldoun, Astrophysicien et Directeur de l’observatoire de l’OUCA.
 
Cette édition, sera aussi l’occasion de mettre le fameux Observatoire Universitaire de l’Oukaimeden sous le feu des projecteurs, et parler de la coupole MOSS, spécialisée en recherche des petits corps du système solaire (les Astéroïdes et les Comètes) et les Nova.
Michel Ory, président
 de la Société Jurassienne d’Astronomie, découvreur de plus de 300 astéroides, et 2 fois lauréat du prix Edgar Wilson de l’union astronomique internationale. sera un invité de marque pour mettre un peu de Lumière sur ce magnifique projet.

Des Ateliers et des concours seront aussi dans le programme afin que les enfants puissent s’initier à l’astronomie tout en s’amusant. Ainsi que Des séances de planétariums pour découvrir et vivre une expérience d’évasion dans le cosmos.

Coté observations, la Lumière sera observable de jour et de nuit ! Grace au Centre Culturel AGM, les astronomes disposent d’un matériel spécifique et pointu qui permettra de montrer un Soleil dans toute sa splendeur sans danger pour les yeux. La nuit, le ciel profond sera à l’honneur, pour observer les astres lointains (Nébuleuses et Galaxies), dont la lumière a été émis voilà plusieurs siècles.

Sans oublier la fameuse sortie Astro tant attendue dans les montagnes, pour vivre une expérience unique en compagnie des astronomes sous le ciel étoilé de l’Oukaimeden.

Bon Festival et bon "Lumineux" ciel,



Programme du Festival


  

  





Astronomie Marrakech

jeudi 1 octobre 2015

La SuperMoon de Marrakech



Le spectacle annoncé la nuit du 28 Septembre a été gâché par les nuages au-dessus de Marrakech, mais certains passionnés ont guetté toute la nuit, attendant des éclaircies dans le ciel pour photographier la SuperMoon.

Fin septembre est synonyme de l’approche de la saison des pluies. Alors que tout le monde s’apprête à observer et photographier l’éclipse de la super Lune, voilà que les nuages débarquent pour gâcher le spectacle tant attendu dans tout le royaume ... ou presque !
Les habitants de Mohammedia, Rabat et Nador, avaient des conditions parfaites pour admirer l’éclipse totale de la lune. Certains membres de l'association 2AR ont pu réussir à mettre en place un streaming pour observer l’éclipse, accompagnée de plusieurs débats sur la lune en direct.

Quant au sud, ils n’ont pas eux de chance. A l’Observatoire de l'Oukaimeden, les Télescopes sont pilotés à distances, donc impossible de tenter quoi que ce soit quand le ciel est couvert. A Marrakech … les choses ont été un peu différentes. Le ciel était couvert mais l’astronome de l’Observatoire Astronomique du Centre Culturel AGM s’est armé de patience et a attendu les quelques rares et minuscules éclaircies, espérant réussir à photographier la super Moon. Comme on dit, lorsqu'on est passionné, on s’investit à fond et on oublie le reste (froid, sommeil …).

Les conditions n’étaient pas motivante du tout mais grâce au petit groupe qui l’accompagné et les contacts des réseaux sociaux, il a réussi à prendre en photo les rares fois où la lune était visible. 
La patience finit toujours par payer.

Ci-dessous, cliquer sur la photo animé pour voir la photothèque : 






Astronomie Marrakech

samedi 26 septembre 2015

SuperMoon Lunar Eclipse



Le 28 septembre, un événement rarissime se produira dans le ciel, une éclipse Totale de la Lune accompagné d'une super Lune ... mais qu'est-ce que c'est une super Lune ?? 

Du fait de l'excentricité orbitale de la Lune, sa distance avec la Terre varie chaque mois entre 356 410 km et 406 740 km.
De la nuit du Dimanche au Lundi, la Lune sera à une distance minimale de la Terre et elle sera grande de 14% que d'habitude. C'est ce qu'on appelle une Super Lune ou SuperMoon.
Lors de cette fameuse nuit, la Lune se placera derrière la Terre et formera avec le Soleil un trio bien aligné sur un plan orbital. Notre satellite sera donc privé de la lumière du Soleil et apparaîtra dans le ciel de couleur rouge.

Pour mieux comprendre ce phénomène, voici une video qui explique en détail tout ce qu'il faut savoir sur la Super Lune de 2015. 



Cette éclipse sera visible un peu partout dans le monde mais aussi au Maroc, mais très tard dans la nuit.

Les horaires :
  - La Lune entre dans la pénombre à partir de 0h11 TU (1h11 au Maroc).
  - La Lune entre dans l'ombre de la Terre à partir de 1h07 TU.
  - A partir de 2h11 TU, début de la phase totale de l'éclipse (plus aucun rayon solaire n'atteint la Lune).
  - La fin de l’éclipse totale vers 3h23 TU et entre dans la pénombre.
  - La Lune débute la sortie de la pénombre à 4h27 TU.
  - Sortie complète de la pénombre (fin de l'éclipse) à 5h22 TU (6h22 heure Maroc).
  
    



Comment observer la lune ?
Contrairement à l'observation du Soleil, vous n'aurez pas besoin de filtre ou de lunettes spéciales éclipse.
L'observation de l'éclipse de la lune est sans risque et peut être pratiqué n'importe où. 

Comment photographier l’éclipse ?
Je vous invite à regarder cette video qui donne beaucoup de conseils aux photographes novices, débutants et passionnées de la photo.



Où observer au Maroc ? 
Même si la météo n’annonce rien de bon lors de cette nuit, les Astronomes des 2 observatoires de l'Oukaimeden et l'Observatoire Astronomique du Centre Culturel AGM seront sur place pour des prises de photos, accompagnés des membres de l'association 3AM.
À Rabat, l'Association 2AR prévoit de faire une observation en direct via un lien que voici : Observation en ligne de l'éclipse lunaire. 


Encore plus d'infos sur l'éclipse : 

  - La SuperMoon de Marrakech

  - Ciel et espace : Observez l’éclipse de la super-Lune
  
  - Explication de Abdelhafid Bani, président de l'association 2AR, sur l’éclipse totale de la Lune (en arabe).





Astronomie Marrakech
  

jeudi 6 août 2015

Sortie Culturelle à Rabat : à la découverte des Astrolabes



Le chercheur Abdelmalek Terkemani à coté de la vitrine
des Astrolabes. Photo : Abdelhafid Bani.
Le Dimanche 26 juillet, a eu lieu une sortie culturelle pour visiter le nouveau Musée Mohamed 6 à Rabat et rencontrer le chercheur Abdelmalek Terkemani, pour nous guider et nous parler de l’exposition Maroc Médiéval et surtout de l’Astronome Abû Bakr Ibn Yûsuf qui a fabriqué des Astrolabes à Marrakech, voilà plus de 8 siècles.

Astrolabe d'Abû Bakr Ibn Yûsuf au Musée Mohamed 6. Photo : Ali Astro
Le Chercheur Abdelmalek Terkemani a publié plusieurs articles sur le savant Abû Bakr Ibn Yûsuf dans les journaux et sur le web. Il a également fait une conférence sur les Astrolabes au Centre culturel AGM et nous a parlé de l’exposition Maroc Médiéval qui se tenait au musée du Louvre. Quelques mois après, la même exposition s’est installée au Maroc dans le grand Musée Mohamed VI de Rabat. Hélas, cette exposition a négligé totalement le volet scientifique du Maroc médiéval, correspondant à notre Age d’or et caché le nom des seuls scientifiques présents devant leur astrolabe !!

Suite à plusieurs échanges d’emails et d’appels téléphoniques, le chercheur Abdelmalek Terkemani et Ali Astro (Astronome à l’Observatoire du Centre Culturel AGM), ont décidé de mettre en place une activité culturelle afin de découvrir cette magnifique exposition du musée Mohamed 6. Et pour enrichir encore plus cette journée, une visite au Zoo pour voir les animaux d’Afrique faisait partie du programme.

Résumé de la journée de Rabat :

Dimanche 26 juillet : Un groupe de 16 personnes ont pris le départ très tôt de Marrakech. Le groupe arrive à rabat, après 4 heures de route, et 2 pauses sur le trajet. Le chercheur Abdelmalek Terkemani et d’autres participants venus de Casa, de Rabat et de Kenitra nous attendaient devant le musée.

La visite dans le musée a été animée et guidée par le chercheur Abdelmalek Terkemani qui a été généreux en explications et réponses aux multiples questions des participants. Pour en savoir plus sur cette visite, cliquez sur ce lien : 
Rencontre avec Abdelmalek Terkmani au musée de Rabat.

Signalons la participation de Monsieur Abdelhafid Bani, président de l’Association 2AR (Association Astronomie de Rabat) ainsi que le président fondateur de l’association Astro West de Kenitra, Monsieur Hajib Jerbi, qui ont chaleureusement animé et contribué à la réussite de cette visite avec leurs explications et leur soutien pour cette cause.  


 



Après la visite du musée, le groupe est parti se restaurer au centre-ville. Les participants ont saisi cet instant pour entamer des débats avec le chercheur et parler de l’exposition Maroc Médiéval et essayer de comprendre le mystère qui entoure cet Astrolabiste, si célèbre à l'étranger mais hélas … méconnu dans son pays natal !!

Apres le déjeuner, on est tous parti au jardin Zoologique de Rabat, pour voir les animaux d'Afrique. Une fois à l’intérieur, beaucoup d’espace où se reposer et se détendre, des snacks à des tarifs très abordables, plusieurs cartes du zoo sont disponibles pour ne pas se perdre etc. 

100 espèces d’Afriques sont représentées dans ce vaste espace qui se divise en 5 écosystèmes (les montagnes de l’atlas, le désert, la savane, les forêts tropicales et les zones humides), qui reproduisent l’habitat naturel des 1000 animaux se trouvant dans le zoo. Et des tableaux comportant des informations sur chaque animal.
Cette sortie au zoo a eu un franc succès auprès des participants, surtout au niveau des plus jeunes, pour qui c’était la première occasion de voir des animaux sauvage d’aussi près.

La journée se termine avec un grand sourire enfantin sur le visage, sachant que la journée a été longue et riche en activité nouvelle sous le signe de l’art et les animaux.



    


Et en attendant une prochaine rencontre culturelle ou évasion astronomique,

Je remercie chaleureusement Abdelmalek Terkemani, pour sa disponibilité et sa volonté de faire connaitre Abû Bakr Ibn Yûsuf aux yeux du monde marocain.

Je remercie aussi la participation du président de l'association 2AR, Monsieur Abdelhafid Bani, pour sa présence et son intérêt à vouloir encore plus creuser sur le sujet d'Abu Bakr Ibn Yusuf.

Je remercie monsieur Hajib Jerbi, président fondateur de l'association Astro West de Kenitra pour les informations et remarques qu'il a partagé avec le groupe.

Sans oublier, les participants de Casa qui répondent toujours présent à chaque manifestation qu'on organise et surtout à Youness pour ces belles photos. Et bien sur le groupe de Marrakech, pour leur endurance, leur motivation et l'intérêt qu'ils ont apportés à cette sortie.


Cliquer sur le titre pour voir les photos de la sortie.





 












Ali Astro/Astronomie Astronomie

jeudi 9 avril 2015

Le patrimoine scientifique marocain, effacé au musée de Rabat !


Abelmalek Terkemani, presentant le fameux astrolabe
d'Abù Bakr Ibn Yùsuf lors de son passage
au Centre Culturel AGM.
Il y a quelques mois, le Musée du Louvre a organisé une exposition itinérante sur le Maroc médiéval, l’occasion de découvrir la riche histoire de notre pays du XIème au XVème siècle, considérée comme une époque charnière essentielle dans notre civilisation. 
Cette même exposition vient d’ouvrir au Musée Mohammed VI de Rabat jusqu’au 3 Juin 2015. Les objets présentés font partie des belles réalisations de cette époque, dans les domaines de l’architecture, du textile, de la céramique ou de la calligraphie. 
Mais où se trouve donc  notre riche patrimoine scientifique de cette époque, dans cette exposition ? Qu’a-t-on fait de nos savants qui étaient alors la référence, dans de nombreuses disciplines scientifiques, notamment dans l’astronomie ? Pourquoi voudrait-on présenter le Maroc, en permanence et quelle que soit l’occasion, comme un pays qui n’a jamais rien à offrir, dans les domaines scientifiques ? 

Le chercheur Abdelmalek Terkemani, qui a récemment fait un exposé à Marrakech au Centre Culturel AGM (voir en bas de la page) sur l’un des astrolabes, fabriqués à Marrakech et les plus admirés dans le monde, vient d’écrire un article suite à sa visite, pleine de désillusions, au Musée de Rabat !!

Récit du chercheur :  



 « Le Maroc médiéval : un empire de l’Afrique à l’Espagne »
Mais que sont devenus nos savants marocains de cette époque ?




  « Le Maroc médiéval » a d’abord séjourné au musée du Louvre à Paris du 17 octobre 2014 au 19 janvier 2015 avant de s’installer au Musée Mohammed VI à Rabat du 5 mars au 3 juin 2015. Ce passage dans deux musées différents est tout à fait révélateur du savoir-faire de deux organisations qui n’obéissent pas toujours aux mêmes critères.


Naturellement, il faut être indulgent et tenir compte de l’existence durant plus de deux siècles d’un musée avec seulement quelques mois pour l’autre. 

L’association de ces deux musées pour organiser la même exposition devait, à l’origine, faciliter le transfert des expériences d’un musée à l’autre. Mais Il n’était pas élégant  que le responsable des musées au Maroc se lançât dans des comparaisons « incongrues », après une semaine de l’exposition de Rabat, en déclarant dans une interview à un journal marocain que les visiteurs apprécient mieux cette exposition dans le musée de Rabat que dans le Louvre !!!
 Mais pourquoi donc souriez-vous?  Voilà pourquoi, certaines fois, il vaut mieux se taire. Ce responsable aurait mieux fait de nous expliquer pourquoi l’exposition de Paris présentait 300 objets au public parisien alors que celle de Rabat ne montre que 220 objets au public marocain qui est plus concerné.

Pour l’exposition à Paris, programmée de longue date, le musée du Louvre a commencé à annoncer cet évènement deux mois avant son ouverture et son site donnait toutes les informations utiles avec le programme détaillé de chaque jour, des conférences et des ateliers sur les sujets les plus divers touchant à la période médiévale concernée. La mise en vente, par internet, du catalogue édité par le Louvre, a commencé bien avant le début de l’exposition. Rien de cela pour le musée de Rabat ; le public marocain apprend l’existence de cette exposition le jour de son inauguration ! Le site officiel du musée de Rabat se contente de quelques citations d’ordre général et ne disait rien sur l’exposition qui devait s’ouvrir le lendemain. Le moindre évènement, artistique ou sportif, qui se déroulerait dans un quartier d’une petite ville marocaine aurait été annoncé longtemps à l’avance. Et d’abord, par respect pour le public.

Après l’inauguration, le site officiel du musée de Rabat ne donne même pas les horaires d’ouverture ou le prix des billets (40 DH). Bien excessif pour un évènement censé présenter la très riche Histoire médiévale du Maroc à un large public marocain. La gratuité, au moins durant l’exposition, aurait été une bonne option.  A Londres où le public a pourtant plus de moyens, l’entrée dans les musées, dont le prestigieux British Museum, est gratuite. 
Finalement, c’est bien le journal l’Opinion qui a été le premier et le seul à avoir annoncé ces expositions au mois de septembre 2014, dans des articles sur Abû Bakr Ibn Yûsuf, savant astronome marocain, appartenant, précisément, à cette période médiévale. 

Le patrimoine scientifique marocain occulté

Astrolabe d'Abù Bakr Ibn Yùsuf, Exposé au "Maroc Médièval"
sans le nom du savant Marocain.
Malheureusement, il n’y a pas que ces quelques bévues dues à un manque flagrant de professionnalisme. Il y a surtout un pan entier du patrimoine scientifique du Maroc médiéval qui est passé sous silence. 
Le titre même de l’exposition « Le Maroc médiéval : un empire de l’Afrique à l’Espagne » suggère et confirme qu’à cette époque, l’Espagne musulmane, Al-Andalous était une partie intégrante du Maroc et les Hommes de science de cet espace étaient naturellement marocains. 

Ces générations de savants, géographes, mathématiciens, physiciens, astronomes, médecins, architectes, agronomes et chimistes se déplaçaient entre Marrakech et Fès d’une part, Grenade et Cordoue d’autre part, en portant les mêmes valeurs scientifiques. Actuellement, les instances scientifiques internationales considèrent que ces savants ont été pour beaucoup des précurseurs dans leur domaine scientifique respectif et, par leurs travaux, ont consolidé  le socle de base pour  les sciences modernes. A titre d’exemple et en hommage aux savants astronomes musulmans de cette époque, leur nom a été donné à des cratères de la Lune !

Les travaux de ces savants ont été et sont toujours l’objet de recherches approfondies dans des universités européennes et américaines. Nous avons bien au Maroc des hôpitaux  Ibn Rochd (Averroès), des cliniques Ibn Zohr, des lycées /collèges  Al Banna, des Universités Ibn Tofaïl ou Cadi Ayyad, des quartiers et des rues Ibn Battouta ou Al-Idrissi.  Alors à quoi peut bien servir l’exposition « Le Maroc médiéval » si elle ne parle pas aussi de l’apport de ces savants marocains de l’époque médiévale ?

Le public marocain qui fréquente à longueur d’année ces hôpitaux, ces universités, ces lycées, ces cliniques, ces boulevards et ces rues qui portent le nom de ces savants, apprend brutalement, que « le Maroc médiéval » les ignore totalement ! Il ne s’y retrouve plus et il répond à sa manière…. C’est l’une des causes de la désertification des musées au Maroc.
L’exposition de Rabat, à la différence du Louvre, aurait dû ajouter une note scientifique pour rehausser le prestige de nos savants marocains de cette époque. C’est l’occasion rêvée pour les présenter au public marocain. C’est aussi une exigence de la vérité historique.  A l’extrême limite,  une présentation de la liste suivante de ces savants et de  leurs travaux principaux, aurait déjà comblé une partie du néant.

Abû al-Qassim Zahraoui (940-1011): Chirurgien. ‘’La méthode en médecine’’

Al-Bakri (1014-1094) : Géographe, historien. ‘’Livre des routes et des royaumes’’

Al-Bitruji ( ? – 1204) : Astronome, philosophe. ‘’Théorie des orbites planétaires’’

Ibn al-Awwam (12ème siècle) : Agronome. ‘’ Livre de l’agronomie’’

Ibn al Banna  (1185 - ?) : Mathématicien, linguiste. ‘’Sommaires des opérations arithmétiques’’

Al-Idrissi (1100-1165) : Géographe, botaniste. ‘’ Livre de Roger’’

Al-Zarqali (1029 – 1087) : Physicien, astronome. ‘’Tables Tolédanes’’

Ibn Aflah (721 – 815) : Astronome, mathématicien. Appareil de mesure ‘’ Torquetum’’

Ibn al-Baytar (1197-1248) : Botaniste, pharmacologue. ‘’Recueil des remèdes  et aliments simples’’

Ibn Bajja (1085 – 1138) : Philosophe, astronome. ‘’Traités des mélodies’’

Ibn Battouta (1304-1369) : Géographe. ‘’Voyages. De la Mecque aux steppes russes’’

Ibn al-Fattouh al-Khamayri (13ème siècle) : Astronome. Œuvres exposées en Europe et aux Etats- Unis 

Abû Bakr Ibn Yûsuf (12ème-13ème siècle) : Astronome et astrolabiste leader du style ’’maghribi’’

Ibn Firnas (810-887) : Chimiste, précurseur de l’aéronautique. ‘’Conception d’un planétarium’’

Ibn Hazm (974-1064) : Historien, philosophe. ‘’Classement des sciences’’ 

Ibn Rochd (Averroès. 1126-1198) : Médecin, philosophe. ’’Commentaires sur Aristote’’

Ibn Tofaïl (1100-1185) : Médecin,  philosophe. ’’Examens et Recherches ‘’

Ibn Zohr (1092-1162) : Médecin. ‘’ Livre de la simplification concernant la thérapeutique et la diététique’’

Il n’est donné dans cette liste que les savants de l’espace du Maroc médiéval. Ajoutés à ceux des autres espaces géographiques, Moyen-Orient et Asie, ils ont été les artisans de l’Age d’or de la civilisation musulmane et arabe. Et c’est ce trésor civilisationnel, ce bouillon de culture unique dans notre histoire qui ne trouve pas sa place dans l’Exposition ‘’Le Maroc médiéval : Un empire de l’Afrique à l’Espagne’’.

Timbre espagnol. Zarqali et son astrolabe.
Pendant que les responsables de notre patrimoine scientifique traitent cette histoire des sciences marocaines avec une belle indifférence, l’Espagne, elle, est fière des savants d’al-Andalous, c’est à dire l’Espagne musulmane qui faisait partie du Maroc médiéval. L’Espagne déploie des efforts continus pour faire connaitre les savants arabes de cette époque médiévale et pour la vulgarisation des travaux scientifiques qu’ils ont réalisés. On le voit régulièrement dans la sortie de timbres à l’effigie de ces savants, à l’occasion de certaines commémorations ou de certains congrès.

Un autre exemple de l’intérêt accordé par ce pays à cette époque médiévale est donné par la réalisation à Grenade d’un ‘’Parqué de las Ciencias’’, parc des sciences. Cet ensemble abrite, entre autres, un espace ‘’El pabellon d’Al-Andalous ‘’, le pavillon d’Al-Andalous. Ce lieu est entièrement dédié à l’histoire des arts et des sciences arabes de l’époque médiévale qui nous concerne. De nombreux livres scientifiques, de la liste ci-dessus, y sont exposés. Des ateliers bien équipés sont là pour expliquer le fonctionnement des astrolabes, pour repérer certaines constellations du ciel découvertes et nommés par les Arabes. 
De même, des modèles réduits ont été construits pour expliquer les mécanismes de l’irrigation introduits par les Arabes en Espagne (encore en fonction de nos jours près de Valence), ainsi que le fonctionnement, très sophistiqué à l’époque, des fontaines du Palais de l’Alhambra,     قصر الحمراء  de Grenade.

Anonymes !

Toutes ces installations  et ces expériences sont d’un coût dérisoire à l’échelle d’un pays si l’on veut faire connaitre son patrimoine scientifique et la seule question qui vaille pour nous au Maroc est la suivante : Y-a-t-il vraiment la volonté de promouvoir l’histoire des sciences marocaines ? 

On est en droit d’en douter, quand on se trouve devant la vitrine « scientifique » de l’exposition de Rabat, qui contient trois astrolabes. Il y a un astrolabe quadrant unique en son genre, couvert de peau de gazelle, dit-on, qui vient du musée de Batha de Fès et dont on ignore le nom du fabricant. Mais les deux autres astrolabes planisphériques sont fabriqués par des astronomes/astrolabistes célèbres dans le monde de l’astronomie arabe : le premier (démonté) est fabriqué par Abû Bakr Ibn Yûsuf, un astronome de Marrakech, leader dans le style ’’maghribi’’ et le deuxième est fabriqué par Abû al-Fattouh Al-Khamayri (Marrakech et Séville). Ces deux astrolabes ont été fabriqués le premier en 613 H / 1216-1217 et le deuxième en 614H / 1217-1218. Le problème est que le nom de ces savants est VOLONTAIREMENT omis sur les écriteaux de présentation dans la vitrine. Le plus curieux est que ces noms figuraient bien au musée du Louvre et également au musée Paul-Dupuy de Toulouse, lieu d’exposition habituel de l’astrolabe d’Abû Bakr. Ces deux savants sont également cités avec leur astrolabe dans le Catalogue édité par le Louvre.  De plus, le nom de ces savants est  gravé, en langue arabe, au dos de leur astrolabe…

Mais rien n’y fait ! Le nom de ces savants marocains n’existera dans cette exposition !  Comme celui des autres savants, cités plus avant.  

Astrolabe d’Abû Bakr Ibn Yûsuf du musée archéologique de Rabat

A moins de cent mètres de l’exposition ‘’Le Maroc médiéval’’, il y a un autre musée dont, malheureusement, personne ne parle jamais. Ce musée archéologique,  qui présente de très belles pièces de l’art préislamique, a la particularité d’abriter un astrolabe d’Abû Bakr Ibn Yûsuf. Comme dans l’exposition voisine, cette pièce d’une valeur inestimable est exposée comme un vulgaire objet de l’artisanat, sans indication du nom de son fabricant, l’astronome marocain Abû Bakr Ibn Yûsuf, ni de sa date de fabrication. Quelle belle constance dans l’ignorance de nos savants !!


Explication du montage d'un Astrolabe 
par Abdelmalek Terkemani.
Toutes les tentatives pour convaincre les responsables de la culture et des musées au Maroc de l’authenticité de cet astrolabe sont restées vaines. Et elles ont été nombreuses et renouvelées.  Voilà un astrolabe qui a été reconnu par les experts les plus éminents du monde de l’astronomie arabe : David A KING et Raymond D’HOLLANDER (1918-2013). Ce dernier, ancien directeur de l’Ecole des Sciences géographiques de Paris, a écrit le livre le plus abouti sur l’astrolabe, sa théorie et sa pratique. Et dans ce livre, c’est l’astrolabe d’Abû Bakr Ibn Yûsuf qui est traité comme modèle, car il est ‘’complet et précis’’.
De plus, l’astrolabe du musée archéologique a été répertorié sous le numéro d’inventaire, ≠2709, dans le ‘’Catalogue des Instruments médiévaux de Frankfort’’, comme œuvre de Abû Bakr Ibn Yûsuf. Une indication précise seulement qu’une modification a été apportée à l’araignée de cet astrolabe par Abû Al Qassim Ibn Ridwan en 776 H / 1374/1375,  sans altérer son authenticité.  

Faut-il absolument aller à l’étranger pour découvrir que nos savants marocains ont bien existé et sont bien considérés dans le monde des sciences?
On est là face à un problème curieux et rarissime dans l’histoire des sciences, jamais vu dans aucun pays : Les historiens et les experts les plus éminents de l’astronomie arabe affirment dans leurs ouvrages et leurs études que l’astrolabe du musée archéologique de Rabat (initialement au musée des Oudayas) est bien l’œuvre d’Abû Bakr Ibn Yûsuf, astronome marocain ; en réponse, le responsable des musées au Maroc occulte carrément le nom de ce savant dans deux musées et tant pis si le Maroc n’a pas de savant astronome dans son Histoire. Un jour, peut-être, cette personne pourra expliquer au public marocain, comment un astrolabe de grande valeur historique et scientifique porte le nom de son fabricant,  un savant marocain, quand il est exposé en Europe, et se retrouve sans le nom de ce fabricant quand il est exposé au Maroc !

Normalement, quand il y a un litige dans l’attribution d’une œuvre, c’est le pays qui porte aux nues son savant contre vents et marées. Dans le cas présent, il n’y a même pas de litige, les spécialistes mondiaux sont pour Abû Bakr Ibn Yûsuf, alors que ce savant est ignoré par les siens. Et il n’y a pas d’explication. C’est DEGRADANT et c’est INACCEPTABLE ! 

Merci INTERNET !

Abû Bakr Ibn Yûsuf, astronome marocain de Marrakech a fabriqué au début du 13ème siècle des astrolabes présentés dans des musées à Rabat, Strasbourg, Toulouse, Madrid et  Londres.
Abû al-Fattouh al-Khamayri, astronome andalou-marocain a construit à la même époque des astrolabes exposés à Fès, Rome, Istanbul, Berlin, Oxford, Chicago et Le Caire.
Ces deux savants, ainsi que tous les autres Hommes de science marocains de l’époque médiévale,  sont ignorés dans le « Maroc médiéval ». Il n’y a donc rien à attendre de ces expositions itinérantes, quant à la promotion de notre patrimoine scientifique. 

En attendant, internet constitue une mine inépuisable d’informations sur tous ces savants du ‘’Maroc médiéval’’, cités plus haut, sur leurs œuvres et l’influence qu’ils ont eue, à leur époque, en Occident. Par exemple, il suffit d’afficher abu bakr ibn yusuf sur un moteur de recherche pour avoir accès à tout ce que l’on connait à ce jour sur ce savant de Marrakech. On verra d’ailleurs la photo de l’astrolabe actuellement exposé au ‘’Maroc médiéval’’, de manière anonyme, et qui fait la couverture d’ouvrages étrangers sur l’astronomie arabe. On pourra découvrir, par exemple, comment les archives de l’Université de Strasbourg traitent, avec le plus grand respect, notre savant astronome Abû Bakr Ibn Yûsuf. Le musée de l’Observatoire de Strasbourg abrite, en effet, un astrolabe fabriqué par ce savant. On pourra également lire le livre ‘’Description d’un astrolabe construit à Maroc par Abû Bakr fils de Yûsuf’’ de Pierre-Frédéric Sarrus (1852). Ce dernier, professeur de mathématiques et ancien doyen de la Faculté des sciences de Strasbourg, avait consacré 20 ans de sa vie à l’étude de cet astrolabe !!

Malheureusement, ce ne sont pas ces expositions qui nous feront revivre notre belle histoire scientifique passée, celle qui nous portait bien haut dans le concert des nations. Ce ne sont pas elles qui vont donner l’envie et l’inspiration à nos étudiants et à nos chercheurs pour explorer encore notre Age d’or des sciences marocaines. Le responsable de ces musées au Maroc, après les graves problèmes rencontrés avec les artistes et les peintres marocains contemporains, occulte carrément, dans ces musées les savants du ‘’Maroc médiéval’’, qui ont été les phares de la civilisation marocaine à l’époque médiévale. 

Les Marocains sont résolument fiers qu’un nouveau musée vienne enrichir et promouvoir l’Art, la Culture et l’Histoire du Maroc. Il est dommage qu’il y ait  cette constance dans l’oubli et l’ignorance des Hommes de science marocains. De ce fait, nos étudiants, nos passionnés de l’Histoire des sciences marocaines, nos chercheurs et le grand public, pour approfondir leur recherche sur nos savants marocains, sont tributaires de l’étranger où ils découvrent avec quels soins, quelle considération et quel respect nos savants de l’époque médiévale, sont  traités et appréciés.

Autres articles sur le fameux Astrolabe d'Abu Bakr Ibn Yusuf : 
  - Astronome Marocain Oublié 
  - Résurection du savant Abu Bakr Ibn Yusuf
  - Histoire du savant Abu Bakr Ibn Yusuf à Marrakech


Abdelmalek TERKEMANI
Chercheur et expert international